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La campagne électorale va s’ouvrir. Elle doit, pour être digne du Bénin, être informative, positive; sereine et loyale. Informative, je m’attacherai à expliquer les dossiers et les difficultés que connaît le pays. Les Béninois ont le droit et le devoir de savoir. Positive parce que je proposerai des solutions avec un calendrier de mise en oeuvre. Sereine, parce que le choix d’un président de la République est un acte grave qui engage l’avenir de la nation...

Extrait de la profession de foi de Janvier François YAHOUEDEOU

 

Salut Invité Ainsi la tâche n’est pas de contempler ce que nul n’a jamais contemplé, mais de méditer comme nul ne l’a jamais fait sur ce que tout le monde a devant les yeux. » SCHOPENHAUER
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Ainsi la tâche n'est pas de contempler..

« Ainsi la tâche n'est pas de contempler ce que nul n'a jamais contemplé, mais de méditer comme nul ne l'a jamais fait sur ce que tout le monde a devant les yeux. » SCHOPENHAUER

2005-12-22

Rêvons

Lorsque l'on rêve seul, ce n'est qu'un rêve. Lorsque nous rêvons ensemble, c'est le commencement de la réalité. Tiré d'un chant brésilien

2005-12-22



Propositions
suite...
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1 MP3 SAMPLE.

2 Scandales ICC.

Ce que je propose (suite 1)





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Ce que je propose

De 1990 à 2000, l?aide publique au développement (APD) du Bénin a atteint 1420,7 milliards de FCFA. Cette aide comparée au PIB démontre que le Bénin est plus dépendant (13,33%) de l?APD que le Sénégal (10,3%), le Togo (9,1%) et la Côte d?Ivoire (7,5%)[18]. Son économie, malheureusement n?est pas plus compétitive que celles de ces pays. Ceci s?explique entre autres par le fait ??qu?une partie non négligeable de cette aide a souvent servi à financer des dépenses improductives telles que les achats de véhicules coûteux aux fonctionnaires gestionnaires des projets, le paiement de primes et commissions sur les marchés, etc.[19], plutôt que de viser l?amélioration de la qualité et de la disponibilité des infrastructures essentielles et vitales. Il est impératif de changer cette façon de procéder en renversant la tendance actuelle. Il faudra concentrer les efforts d?investissement sur les secteurs stratégiques qui constituent les leviers de l?économie béninoise.

Le Bénin a assez de formes de ressources pour assurer son plein développement. Mais le véritable frein a toujours été la mauvaise gouvernance. Le monde entier a constaté la vitesse avec laquelle le Bénin a pris son envol avec l?arrivée au pouvoir du Président Nicéphore Soglo au Bénin. En l?espace de 5 ans (1991 ? 1996) le président Soglo a mis le Bénin sur les rails du développement. Le taux de croissance est passé de -2,9% à sa prise de fonction à +6% à son départ en 1996. Il a relancé la filière coton. Ainsi la superficie cultivée est passée de 90 506 hectares en 1990 à 282 000 pour la saison 1995-1996 et à 358 860 hectares pour la saison 1996-1997. La production cotonnière totale est passée de 104 660 tonnes (saison 1989-1990) à 345 382 tonnes pour la saison 1995-1996, et même à 442 590 tonnes en 1996-1997. Le Bénin fut à nouveau propulsé aux premiers rangs des pays africains exportateurs. Mais cette parenthèse fut de très courte durée. Comme je le disais dans l?un de mes précédents ouvrages, la mauvaise herbe mal dessouchée finit par pousser à nouveau. En 1996, comme si le vent de la démocratie avait essaimé les graines et le pollen de la mauvaise herbe, on assista comme dans un mauvais scénario de film fantastique au retour de Mathieu Kérékou au pouvoir. Nicéphore Soglo doit en réalité sa réussite à la politique de bonne gouvernance qu?il a su utiliser comme socle de son système. Depuis le retour au pouvoir de Mathieu Kérékou, le pillage systématique des ressources du pays a repris. Plus aucun secteur n?a été épargné. Le civisme, l?éthique et la morale n?ont plus de place. Et c?est ce à quoi devra s?employer le prochain président de la République parmi ses priorités. Aujourd?hui, le monde est très liquide et les ressources financières ne demandent qu?à être consommées. Mais le Bénin mobilise moins de 40% des ressources prévues par les partenaires au développement. La raison est très simple, la mafia au pouvoir est beaucoup plus préoccupée par la recherche des meilleurs scénarios de vol que par de véritables programmes de développement. Du coup ils se sont toujours contentés des modèles proposés par les partenaires qu?ils ont bien entendu du mal à exécuter.

En respect des dispositions de leur constitution, les Béninois iront pour la 4ème fois de l?ère démocratique aux élections présidentielles. L'histoire du Bénin, depuis l'indépendance, est une succession de grands espoirs, suivis de cruelles déceptions. L'enjeu des élections présidentielles de 2006 est considérable. Pour la première fois la société civile s?est réellement mobilisée et a décidé de solliciter l?investiture d?un homme neuf à la magistrature suprême, en dehors des partis politiques traditionnels, et en rejet de leurs promesses et de leurs marchandages.

L?opinion publique souhaite enfin rompre avec l?ancien système et reprendre l?initiative afin de restaurer la souveraineté populaire. Tous les anciens hommes politiques ayant échoué de façon manifeste, seul un homme neuf peut proposer l'indispensable vision neuve nécessaire à notre pays aujourd?hui.

Avoir osé m?opposer au Président Mathieu Kérékou pendant huit ans, avoir choisi la société civile plutôt que les appareils politiques, et des relations sincères de proximité avec la population m?ont propulsé malgré moi au devant de la scène publique. Solennellement, avec gravité et après une longue réflexion j?ai décidé de faire face à mes responsabilités et d?accepter le défi que me proposent de partager tous ceux qui ont fait appel à moi. Je suis donc candidat aux élections présidentielles de mars 2006. Je suis prêt, volontaire, motivé et déterminé pour incarner et conduire ce nouvel espoir. Contrairement au passé, il importe de donner à notre espoir, une vision et une lisibilité claire, qui doivent être partagées par le plus grand nombre.

Mes Grands Défis

1°) Ma politique de Gouvernance

L?un des vastes chantiers à ouvrir pendant ce quinquennat est celui de la mise en place d?une administration de développement c'est-à-dire une administration moderne, professionnelle et responsable. Au centre des mesures pour atteindre cet objectif, la lutte contre la corruption s?inscrit comme une priorité. Les méfaits de la corruption sur l?économie et partant sur le développement sont énormes :

- la mise en service d?infrastructures approximatives, réalisées avec des matériaux non conformes et exposant les populations à de graves périls,

- l?amenuisement des recettes publiques et des ressources de l?Etat et donc l?affaiblissement de la capacité des gouvernants à régler les problèmes de la nation (le problème des enseignants, l?équipement des centres de santé, les subventions aux écoles, les subventions du pétrole?). Je disais en supra, que 30% de nos ressources sont consommées par la corruption. Un simple calcul démontre que sur les 600 milliards du budget national, 180 milliards disparaissent dans les mailles de la prévarication et de la corruption. C?est dire l?ampleur du phénomène.

Jusque là les dispositions prises contre la corruption ont consisté en des mesures dérisoires voire dilatoires qui se résument à la création de commissions et d?observatoires inefficaces et budgétivores. Il faudra mettre fin à cette politique de « déshabiller Pierre pour habiller Paul ».

Je pense que la dépolitisation de l?administration est un préalable incontournable pour réussir la lutte contre la corruption. Car il faut définitivement en finir avec les pratiques rétrogrades de notre administration que sont : le clientélisme, le favoritisme, la concussion, le laxisme, l?absentéisme, l?irresponsabilité? pour renouer avec la modernité. De façon concrète, je vais initier une loi pour fixer les postes politiques et les postes techniques.

Ainsi, seuls seront nommés :

- Les ministres

- Les directeurs de cabinet et leurs adjoints

- Les directeurs de l?administration

- Les conseillers techniques.

- Les ambassadeurs

- Les responsables de l?armée

Le reste des cadres seront recrutés suivant des procédures appropriées sur la base de la sélection d?un cabinet national ou international de Gestion des Ressources Humaines. En tout état de cause, aucun directeur de société étatique ou para étatique ne sera nommé.

De plus les remaniements ministériels ne s?accompagneront plus systématiquement du renouvellement du personnel des ministères concernés. Il sera demandé au ministre de la fonction publique de définir un plan de carrière pour suivre l?évolution des agents qui seront désormais des agents permanents du développement (APD) dont le travail s?intègre dans une vision stratégique de développement du pays axée sur les résultats plutôt que des agents permanents de l?Etat, jouisseurs et peu responsables.

A cet effet, il faudra mettre en place un observatoire de la fonction publique béninoise en lieu et place de la cellule de moralisation de la vie publique. Il disposera de téléphones verts et d?un site Internet pour recenser les plaintes quotidiennes des usagers sur les prestations de l?administration, procédera à la vérification du bien fondé de ces plaintes et tiendra un registre aux fins de corriger ces dysfonctionnements.

Les autres actions à mener dans ce sens sont :

  • les contrôles internes et externes a priori et a posteriori des administrations

  • l?abolition des pouvoirs discrétionnaires dans l?administration

  • le renforcement de l?indépendance de la justice.

  • la motivation des agents méritants (avancement, promotions, voyages d?études, décorations?)

  • la dotation de l?Inspection Générale des Finances (IGF) en moyens humains, matériels et techniques lui permettant de jouer pleinement son rôle.

  • le découragement des forfaitures des agents de l?administration (rétrogradation, refus d?avancement, radiations, sanctions pénales?)

  • le vote d?une loi sur l?enrichissement illicite et l?imprescriptibilité des crimes économiques.

On peut craindre que la dépolitisation de l?administration telle qu?envisagée entraîne une désaffection pour la chose politique et, le cas échéant, entraîne un déclin de la démocratie puisque l?engouement de certains citoyens pour la question politique est lié aux postes politiques qu?ils en attendent en retour. Je penserai au financement des partis politiques sous certaines conditions afin de clarifier le jeu et d?éviter les dérives auxquelles nous assistons aujourd?hui

Nous pensons pour notre part que le mérite d?une telle politique est de clarifier le paysage politique national permettant ainsi de réduire le nombre de partis politiques. Car désormais seuls les partis politiques organisés et ayant une assise sûre pourront prétendre à remporter les échéances électorales et partant jouir des responsabilités.

Aussi la politique ne sera plus le chemin le plus sûr et le plus court pour réaliser son ascension sociale. Ce qui contribuera à réduire de façon prononcée cette confusion et cette collusion que l?on remarque aujourd?hui entre le politique et l?économique qui favorise énormément la corruption.

Enfin, cette nouvelle donne permettra une économie substantielle dans l?organisation des élections.

En tout état de cause, les postes politiques ont connu une augmentation notoire de leur nombre depuis l?avènement de la décentralisation. Désormais sont disponibles des milliers de postes de conseillers, 77 postes de maires, des dizaines de postes de chef d?arrondissement. Or il a été constaté lors de ces élections communales que des partis politiques étaient incapables de positionner des candidats dans toutes les circonscriptions électorales faute d?effectif. C?est dire qu?il y a encore de la matière pour qui veut exercer un mandat électif.

Conscient que la troupe est à l?image de son chef, je vais insister sur la culture de l?exemple. A cet effet, pour rester en conformité avec la constitution du 11 décembre 1990 en son article 52, je déclarerai mes biens et demanderai aux ministres de déclarer les leurs tant à leur entrée qu?à leur sortie du gouvernement marquant le départ d?une gestion transparente des affaires de l?Etat. Les ministres doivent se conduire en leaders responsables. Les ministères devront être gérés comme de véritables entreprises avec un esprit d?émulation prononcé, chaque ministre ne devant son maintien dans le gouvernement qu?en vertu de ses excellents résultats, appréciés et analysés de façon circonspecte et circonstanciée.

Je tiens pour conviction intime que l?ignorance, l?opacité, la gestion solitaire, l?inexistence ou la lourdeur du contrôle administratif sont les terreaux qui engraissent et entretiennent la mauvaise gouvernance. C?est pourquoi je prône une gestion participative avec responsabilité collégiale et individuelle, basée sur un contrôle périodique. Car il faut veiller à ne pas pallier une absence de contrôle par un système de contrôle continu intempestif qui pourrait ressembler à du harcèlement, inhibant du coup tout esprit d?initiative. Ainsi :

- la vision de développement du chef de l?Etat sera partagée avec les membres de son équipe gouvernementale à travers un séminaire puis déclinée à tous les autres paliers de l?administration.

- les performances optimales et minimales de chaque département ministériel seront discutées et fixées, puis assorties d?un chronogramme d?exécution clair et précis.

- les résultats de chaque ministère seront publiés tous les six mois et feront l?objet d?appréciation circonstanciée.

- suite à quoi les ministères les plus performants seront récompensés de diverses manières à travers leurs personnels en privilégiant les récompenses intrinsèques à fortes valeurs extrinsèques.

- tandis que ceux qui auront brillé dans la mauvaise gouvernance et dans l?affairisme seront sanctionnés suivant la gravité de leur faute, voire exclus du gouvernement.

- les ministres qui se verront dénoncés dans des scandales seront invités à démissionner afin de ne pas entraver l?action judiciaire.

- Le gouvernement sera le premier à faire des sacrifices lorsque c?est nécessaire et sera à l?écoute permanente des citoyens.

La Presse. L?un de mes piliers de lutte pour la bonne gouvernance sera la presse. Il y a lieu de se poser la question de savoir si une presse dépourvue de moyens d?investigation et même de moyens d?édition est une presse responsable et véritablement libre ! Nous savons tous que l?avènement d?une presse professionnelle, respectueuse de la déontologie et de l?éthique est un gage sûr pour la pérennisation de notre processus démocratique surtout aux heures où l?opposition se décide à prendre d?interminables vacances laissant le gouvernement à ses velléités hégémoniques et autocratiques. L?aide de l?Etat à la presse est très insuffisante et doit être réorientée pour plus d?efficacité.

Cette aide doit résulter « d?une volonté politique forte » car à cette date, la presse béninoise qu?on traite à tort ou à raison de presse corrompue, en réalité n?est pas réellement corrompue. Il serait plus juste de dire qu?elle survit. C?est pourquoi je m?engage à créer un Fonds National d?aide à la Presse dans les 6 mois qui suivront ma prise de pouvoir. Une partie de ce fonds qui sera au départ de un milliard de franc CFA par an, sera utilisée sous forme de subvention à la presse. Une autre partie sera disponible pour que les journaux qui le désirent s?en servent en guise d?emprunt. Ainsi, ni les responsables ni les employés ne vivoteront à attendre un quelconque secours de quelque ?mécène? que ce soit. Mieux, les responsables pourront diversifier les activités de leur entreprise. Je veillerai à :

- revoir à la baisse les taxes « sur les intrants » et si possible les défiscaliser

- promouvoir l?ouverture d?une grande école de journalisme

- réduire les redevances actuellement imposées aux radios et télévisions privées.

Je m?engage à créer un Observatoire de la Transparence avec l?appui des partenaires comme Transparency International ; Cet observatoire serait le guichet qui permettra à la presse ou à tout citoyen d?interpeller un membre de mon gouvernement sur toute dénonciation ayant trait à la corruption. Ce mécanisme contribuera à mettre le peuple à contribution pour lutter contre l?enrichissement douteux et l?affairisme au sommet de l?Etat. Pour rendre efficace ce concept, j?inciterai l?Assemblée Nationale à revoir la loi sur la dépénalisation des délits de presse.

J?envisage de créer un Conseil National des Sages. Tous les anciens présidents de la République seront membres de droits de même que les hauts dignitaires. Ce conseil sera logé à la présidence de la République; L?utilité d?une telle structure sera de profiter des expériences des anciens présidents et leur accorder plus d?attention.

Je m?engage à redonner beaucoup plus d?importance à la chefferie traditionnelle afin de les associer au réarmement moral de la jeunesse déboussolée par 10 années de fourvoiement et qui a perdu ses repères. Dans cet esprit, j?envisage associer le conseil des rois, dans les prises de décisions de haute portée morale et culturelle. Un appui financier périodique doit être apporté aux chefs traditionnels afin de mieux les valoriser et leur permettre de jouer pleinement cette nouvelle mission citoyenne que j?envisage de leur confier.

L?Unité nationale. Je m?attacherai à avoir une unité nationale forte et pour cela toutes les populations aussi bien du Nord que du Sud, de l?Est comme de l?Ouest auront les mêmes droits et les mêmes devoirs et seront donc tous traités de la même façon dans tous domaines.

La Diaspora. Il y a quelques années, les béninois ont été indignés d?apprendre à la radio que deux béninois de l?étranger ont été stoppés par des fonctionnaires indélicats dans leur élan altruiste de contribuer au développement de leur pays. L?un d?eux, informaticien de son état, requérait de l?administration une autorisation pour mettre à la disposition du pays un logiciel de gestion de nos formations sanitaires et ceci à titre gracieux. Cet honnête citoyen s?est heurté à l?exécrable et antipatriotique gloutonnerie de fonctionnaires qui lui exigeaient les 10% "statutaires". La suite on la connaît : pas de logiciel et donc continuation de la gestion quasi pifométrique du CNHU.

Des exemples de ce genre existent à foison. C?est dire que notre diaspora est riche de patriotes sûrs, de scientifiques de haut niveau, d?hommes d?affaires fortunés, d?investisseurs nantis qui ne demandent qu?à aider leur pays à sortir de l?ornière du sous développement. Ce à quoi s?opposent farouchement les rançonnements de l?administration, l?escroquerie et l?iniquité de certains responsables de l?appareil judiciaire. Ma politique qui vise à rendre le Bénin attractif pour l?investissement priorisera l?apport des béninois de l?extérieur en leur créant les conditions idéales pour cela. Le ministère chargé des béninois de l?extérieur y travaillera prioritairement.

2°) Ma politique Agricole

L?aide consacrée à l?agriculture se situe autour de 8% alors que ce secteur occupe plus de 80% de la population active du pays. Il est normal que le credo "agriculture base de l?économie" soit devenu une incantation et rien de plus. La toute première mesure que je prendrai à ce sujet est celle relative à l?accélération du processus d?élaboration du plan foncier rural tel que prévu d?ailleurs dans le document de stratégie de réduction de la pauvreté afin que la question de l?accessibilité des terres connaisse une amélioration sensible dans un délai raisonnable au bout de 6 mois à un an maximum. Elle consacrera l?accès des producteurs à la terre afin que le potentiel de terres arables et pâturables actuellement exploitées augmente de 50% au moins en 5 ans. Ce processus devra forcément être accompagné de la mise en place d?un Fonds National pour le Développement Agricole (FNDA) pour financer le secteur rural. Ce fonds d?un capital de 50 milliards, provisionné par le gouvernement dès la 1ère année à hauteur de 20 milliards FCFA au moins sera consacré à/au :

- la mécanisation rapide de l?agriculture, politique à mettre en ?uvre au plus tard dans les six mois suivant ma prise de pouvoir.

- l?amélioration de la rentabilité des sols par une meilleure fertilisation.

- renforcement de la recherche agricole, pastorale et halieutique par un appui substantiel aux structures existantes dans le domaine.

- la création, la production et la vulgarisation des semences issues de ces recherches en vue d?accroître la productivité.

- l?oxygénation de l?ensemble du réseau fluvial et hydraulique sur l?étendue du territoire national par les méthodes de dragage et autres.

- rétablissement de la réglementation sur les périodes d?activités halieutiques sur nos différents plans d?eau.

- la relance de l?élevage lagunaire.

- encouragement de l?aviculture.

- la création d?étangs piscicoles.

- la dynamisation de la production fruitière et maraîchère.

- la formation des paysans aux pratiques culturales modernes qui permettent d?atteindre des taux de rendement optimum.

- développement des systèmes d?irrigation.

- la promotion des cultures de contre saison et de l?agro-alimentaire pour garantir la disponibilité des produits vivriers (riz, tomate, haricot, maïs, sorgho, manioc, produits maraîchers etc.) en toute saison.

- aménagement des bas fonds et surtout à la mise en valeur de la vallée de l?Ouémé.

- la recherche de débouchés sûrs pour l?écoulement des produits en commençant par une meilleure exploitation des marchés intérieurs. A titre d?exemple retenons qu?en pleine saison de l?ananas au sud Bénin, ce produit est introuvable sur les marchés du Nord. De même le fonio qui est produit dans l?Atacora et la Donga est pratiquement inconnu au sud Bénin.

Dans le cadre de la coopération bilatérale, des partenaires comme l?Europe, la Chine et bien d?autres seront sollicités pour nous appuyer en ce qui concerne la fourniture de machines outils agricoles à coûts préférentiels et le volet formation de nos agriculteurs.

Dans le même temps, l?élevage, la pêche, recevront l?attention de mon gouvernement et son appui financier afin de former ces producteurs à mettre sur le marché des produits conformes aux normes ISO. De toute évidence, pour renverser la tendance déficitaire de la balance des paiements, nous sommes contraints d?être compétitifs sur le marché international qui aujourd?hui, mondialisation oblige, est soumis à des normes rigoureuses concernant la traçabilité des produits. A ce sujet l?actuel Ministère de l?Agriculture, de l?Elevage et de la Pêche a déjà pris ses responsabilités en la matière en complicité avec les acteurs du secteur. Je vais appuyer et renforcer cette action à travers le FNDA que je mettrai rapidement en place afin de mettre sur le marché national et international des produits agro alimentaires transformés sur place et labellisés en profitant des opportunités offertes sur le marché américain par l?African Growth and Opportunity Act (AGOA).

La gestion de la SONAPRA

La fluctuation du dollar et les subventions des pays développés à leurs agriculteurs ne suffisent pas pour expliquer les contre performances du coton béninois. Car dans le même temps, des pays comme le Mali et le Burkina Faso qui talonnaient à peine le Bénin dans les années 95, qui ont des conditions climatiques moins favorables tout en étant soumis aux mêmes contraintes internationales que le Bénin, nous ont désormais relégué du rang de 2ème producteur africain au rang de 4ème. C?est pourquoi il faut arrêter au plus tôt le bradage programmé et déjà entamé de cette unité majeure de production. Le processus de privatisation de cette société doit être arrêté surtout au vu de la qualité morale de la plupart des probables adjudicataires qui ne sont rien d?autres que ses bourreaux.

Je pense qu?une ouverture du capital de cette société aux opérateurs privés est une piste à explorer. Mais en sus, la SONAPRA devra désormais remplir pleinement sa mission à savoir la promotion et surtout la diversification des produits de rente, de nouvelles filières agricoles à fort potentiel d?exportation sans négliger la production vivrière. De grands chantiers doivent s?installer pour redonner vie aux filières; Certaines pour des résultats à court et à moyen terme mais d?autres, comme la filière du palmier à huile qu?il faut faire renaître pour des objectifs à long terme.

Les Organismes Génétiquement Modifiés (OGM)

A l?heure actuelle, les études sont encore assez imprécises sur les conséquences de l?introduction des Organismes Génétiquement Modifiés (OGM) dans l?alimentation humaine. C?est certainement la raison qui a poussé le régime actuel à adopter pour une fois la position prudente et responsable de réserve vis-à-vis de ces produits. Pour notre part, après l?épisode de la vache folle, suivie de celle des poulets à la dioxine, de la pneumonie atypique (SRAS), et celle actuelle de la grippe aviaire dont sont victimes les pays développés essentiellement, je pense qu?il est inopportun de nous précipiter dans l?aventure des OGM.

3°) Ma politique Economique

(Résumé)

Créer une Economie de production avec la mise en place d?une chaîne par région ayant comme maillons le cycle formation ? production - transformation et commercialisation

Accorder une importance capitale au port de Cotonou

Mettre en place des infrastructures de base propice à la promotion du secteur privé et à l?amélioration de l?existant

Simplifier autant que faire se peut les procédures d?immatriculation et de création des entreprises : 48 heures maximum

Accélérer le processus de viabilisation de la zone franche industrielle, et mettre en ?uvre toutes les politiques qui suivent.

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Publié le: 2006-01-29 (837 )

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